Pourquoi le cholestérol monte à la ménopause, et ce que l’alimentation fait vraiment

On t’a mis un chiffre de cholestérol entre les mains la semaine dernière et te voilà en train de lire sur l’avoine. Cette page dit ce que ce chiffre mesure, ce que l’alimentation déplace, de combien, et où l’alimentation s’arrête.

Je suis nutritionniste, pas ton médecin, et je ne peux pas te dire ce que ton propre résultat signifie. Ce que je peux te donner, c’est ce qui arrive à des groupes de femmes qui mangent de telle ou telle façon, et l’ampleur de ces changements. Chaque chiffre est référencé plus bas, y compris ceux financés par l’industrie qui en tire profit.

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Ton cholestérol a monté et ce n’est peut-être pas ta faute

Parmi tous les facteurs de risque cardiovasculaire mesurés chez 3,302 femmes d’âge moyen, ceux qui bougeaient au rythme de la ménopause plutôt qu’à celui du calendrier étaient les chiffres du cholestérol.

C’est la cohorte SWAN, Matthews 2009.1 Parmi ces femmes, 1,054 ont eu leurs dernières règles naturelles sans traitement hormonal, ce qui alignait tout le monde sur la ménopause et non sur les anniversaires. Le cholestérol total, le LDL et l’apolipoprotéine B ont nettement accéléré dans la fenêtre d’un an qui encadre cette période. La tension artérielle, la glycémie, l’insuline, la CRP et le fibrinogène suivaient plutôt le vieillissement chronologique, dans chaque groupe ethnique.

Ce qui a changé est donc exactement ce que la ménopause déplace, selon un calendrier qui n’a rien à voir avec ton assiette. Si ton chiffre est monté alors que ta cuisine n’a pas bougé, l’explication habituelle, celle qui veut que le cholestérol élevé arrive aux gens qui mangent mal, est fausse en ce qui te concerne, et elle t’envoie te restreindre pour un problème que la restriction ne résoudra pas.

Ton LDL a peut-être monté parce que ton œstrogène a baissé, pas parce que ta cuisine s’est dégradée.

Si lire des choses sur l’alimentation et la santé t’a déjà été difficile, arrête-toi ici et ne retiens qu’une ligne : ajoute plus de végétaux, change les huiles avec lesquelles tu cuisines, et parle de ton chiffre à ton médecin. C’est l’essentiel, et rien de ce qui suit n’est une règle.

Ce qui change d’autre en périménopause, et ce que l’alimentation peut y faire
À faire

Ajoute un bol d’avoine à quatre ou cinq matins par semaine. En porridge, en overnight oats, mélangée à du yaourt. Celle que tu mangeras encore en mars.

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Ce que ton résultat de cholestérol dit vraiment

Les deux unités, parce que la moitié des lectrices ont un compte rendu de laboratoire européen et l’autre moitié un américain.

Mesure Souhaitable Élevé
Cholestérol total Sous 5.2 mmol/L (200 mg/dL) 6.2 ou plus (240)
LDL Sous 2.6 (100) 4.9 ou plus (190) est très élevé
HDL, femmes 1.3 ou plus (50) Sous 1.0 (40) est bas
Triglycérides Sous 1.7 (150) 5.6 ou plus (500) est urgent
Non-HDL Sous 3.4 (130) 4.2 ou plus (160)

Pour convertir, divise le cholestérol en mg/dL par 38.67, et les triglycérides par 88.57.

Le non-HDL est déjà sur ton résultat

Le cholestérol total moins le HDL, c’est ton non-HDL. Il capture toutes les particules athérogènes en un seul chiffre et ne demande ni jeûne ni second prélèvement. La recommandation 2026 de l’ACC/AHA et des sociétés associées, parue dans Circulation sous le DOI 10.1161/CIR.0000000000001423, a rendu au LDL et au non-HDL leur statut co-primaire avec des objectifs chiffrés : en risque très élevé en prévention secondaire, c’est-à-dire chez les personnes qui ont déjà une maladie établie, LDL sous 1.4 mmol/L (55 mg/dL) et non-HDL sous 2.2 (85). L’apolipoprotéine B affine cela pour les personnes qui ont atteint les deux. Elle n’a pas remplacé le LDL.

Aucun chiffre unique ne veut dire élevé

Le même LDL est dans la cible pour une femme et au double de la cible pour une autre, parce que la cible bouge avec le risque cardiovasculaire total : âge, tension artérielle, tabac, diabète, antécédents familiaux. C’est la réponse honnête à la question que tu as tapée à onze heures du soir.

Le HDL est une mesure, pas un levier

Presque tous les articles sur le sujet te disent d’augmenter ton bon cholestérol. Cette consigne a été testée et elle a échoué. Les essais sur la niacine et les inhibiteurs de la CETP, torcetrapib, dalcetrapib et evacetrapib, ont fortement augmenté le HDL sans réduire aucun événement, certains ayant même causé du tort. La randomisation mendélienne va dans le même sens : un HDL bas marque le risque, il ne le cause pas. Le poursuivre est une dépense d’énergie inutile.

La lipoprotéine(a) n’aura droit qu’à une mention. Elle est déterminée génétiquement à environ 80 à 90 pour cent, les recommandations suggèrent de la mesurer une fois dans la vie, et l’alimentation ne la déplace pas. Une ligne que ta cuisine n’allait de toute façon jamais changer, et ce n’est pas un échec.

Si tes triglycérides et tes enzymes hépatiques ont bougé ensemble, commence ici
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Ce que l’alimentation déplace sur le LDL, et de combien

Le plus gros défaut de cette catégorie, c’est la formule fait baisser le cholestérol sans le moindre chiffre à l’appui. Cela laisse une femme avec un LDL à 5.5 croire que le porridge la mènera à la cible. Voici les ordres de grandeur.

De combien chaque aliment fait-il vraiment baisser le LDL ?

De combien chaque changement alimentaire fait baisser le cholestérol LDL
Changement Effet sur le LDL
Bêta-glucane d’avoine, 3.5 g par jour (Ho, 2016)2 −0.19 mmol/L, environ 7 mg/dL, ce que cet article chiffre à 4.2 pour cent
Psyllium, environ 10 g par jour (Jovanovski, 2018)4 −0.33 mmol/L, environ 13 mg/dL
Stérols ou stanols végétaux, 2 g par jour (Ras, 2014)5 −8.4 pour cent, 95% CI −9.2 à −7.6
Fruits à coque, 28 g par jour (Del Gobbo, 2015)7 −4.8 mg/dL, 95% CI −5.5 à −4.2
Les amandes en particulier (Musa-Veloso, 2025)8 −0.13 mmol/L, environ 5 mg/dL
Protéines de soja, environ 25 g par jour (Blanco Mejia, 2019)11 −4.76 mg/dL, environ 3 à 4 pour cent
Perte de poids sur 6 à 12 mois (Zomer, 2016)12 −0.20 mmol/L, environ 8 mg/dL
Le schéma portfolio complet (Chiavaroli, 2018)13 −0.73 mmol/L, environ 17 pour cent

Qui a payé pour tout ça

Le chiffre plus élevé de 0.25 mmol/L que tu verras cité ailleurs vient de Whitehead 2014, une analyse soutenue par DSM Nutritional Products et dont la recherche documentaire incluait les rapports non publiés d’un fournisseur d’avoine,3 c’est pourquoi le chiffre ci-dessus vient de Ho. Le chiffre des fruits à coque, Del Gobbo 2015, a été en partie financé par l’International Tree Nut Council. Deux des trois auteurs de l’article sur les stérols travaillent pour Unilever, qui vend des matières grasses à tartiner aux stérols, et leur article n’a testé ni l’hétérogénéité ni le biais de publication. Les stérols n’ont pas non plus d’essai sur les événements cliniques : le panel de l’European Atherosclerosis Society, Gylling 2014, dit qu’il n’existe aucune donnée randomisée avec des critères d’évaluation durs,6 donc toute affirmation sur les événements est extrapolée à partir du LDL. L’analyse de 2025 sur les amandes a été financée par l’Almond Board of California, et je n’ai gardé son chiffre que parce que Lee-Bravatti 20199 et Asbaghi 202110 vont dans le même sens.

Un bilan lipidique refait moins d’environ 6 à 12 semaines après un changement dans ta façon de manger ne t’apprend pas grand-chose. C’est le temps qu’il faut au tableau pour se stabiliser.

À faire

Ajoute 30 g de fruits à coque non salés à ta journée, la plupart des jours. Une petite poignée. Amandes, noix, ce qu’il y a dans le placard.

Les mêmes changements au petit-déjeuner qui stabilisent la glycémie
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Pourquoi tu ne peux pas les additionner

Le tableau n’est pas une calculette de courses. Additionne toutes les lignes et tu obtiens environ 1.17 mmol/L. L’essai qui a réellement donné à manger tout cet empilement a obtenu 0.73. Certaines lignes sont deux fois le même aliment, puisque les amandes sont déjà dans la ligne des fruits à coque au-dessus. D’autres sont deux fois le même mécanisme, puisque l’avoine et le psyllium sont tous deux des fibres visqueuses qui font un seul travail. Et plus tu empiles, plus l’ensemble devient difficile à tenir.

Tu n’as pas besoin de transformer tout ça en programme de perte de poids. Les essais Portfolio se faisaient à poids stable, donc les fibres, les fruits à coque, les légumineuses, les aliments à base de soja et de meilleures huiles peuvent tous être ajoutés sans faire de ton poids corporel le projet.

La dernière ligne, c’est cet empilement complet : stérols, fibres visqueuses, protéines de soja et fruits à coque, ensemble. Chiavaroli 2018 a regroupé sept comparaisons d’essais, 439 personnes, de 3 semaines à 6 mois, avec des aliments largement fournis, par-dessus une alimentation déjà pauvre en graisses saturées. Le résultat était de 0.73 mmol/L, certitude GRADE élevée. Dans les meilleures conditions que quiconque ait construites, on arrive à 17 pour cent. C’est le plafond de l’alimentation seule. Jenkins, dont les travaux sur le portfolio servent d’ancrage ici, déclare ouvertement des financements et des dons d’aliments de la plupart des organisations professionnelles dont les produits apparaissent dans ce régime, ce qui est la bonne façon de faire.

Les graisses saturées, dites précisément

Le LDL baisse de façon fiable. Les événements baissent modestement. La mortalité ne bouge pas.

Hooper 2020, la revue Cochrane, a regroupé 15 essais et 56,675 participants suivis au moins 24 mois.14 Réduire les graisses saturées donnait des événements cardiovasculaires combinés avec un risque relatif de 0.83, 95% CI 0.70 à 0.98, GRADE modéré. La mortalité toutes causes était de 0.96, CI 0.90 à 1.03, la mortalité cardiovasculaire de 0.95, CI 0.80 à 1.12. Cochrane elle-même qualifie les changements lipidiques de « petits ». Mozaffarian 2010, en remplaçant les graisses saturées par des graisses polyinsaturées, a trouvé la maladie coronarienne à 0.81, CI 0.70 à 0.95.15

Donc : remplacer le beurre par de l’huile d’olive ou de colza fait baisser le LDL, se traduit par un peu moins d’événements, et il n’a jamais été démontré que cela fasse vivre plus longtemps. Le beurre est surtout de la graisse saturée, ce qui relève de la chimie et n’est pas un jugement sur toi. Astrup 2020 défend l’idée que le dossier à charge est plus faible que ce que laissent entendre les recommandations.16 Ference 2017, sur deux millions de participants, conclut que le LDL est une cause directe de la maladie athéroscléreuse.17 Aucun des deux n’est marginal. C’est une approche de graisses différentes et non une approche pauvre en graisses, parce que le résultat porte sur le remplacement.

Les œufs, vraiment contestés

Berger 2015 a trouvé que le cholestérol alimentaire faisait monter le LDL de 6.7 mg/dL sur 14 essais, 95% CI 1.7 à 11.7, avec un aplatissement au-delà d’environ 900 mg par jour.18 Vincent 2019 le chiffre à 1.9 à 4.6 mg/dL pour chaque 100 mg supplémentaires.19 Un gros œuf contient environ 186 mg. Les deux analyses ont été financées par la filière de l’œuf. Zhong 2019, qui regroupe six cohortes américaines et 29,615 personnes sans aucun argent de l’œuf en jeu, a trouvé que l’association cardiovasculaire tombait d’un hazard ratio de 1.06 à 0.99 une fois le cholestérol alimentaire pris en compte.20 Ce qui a été mesuré, c’est le cholestérol, pas l’œuf. La réponse varie et une partie de cela est génétique, mais il n’existe aucune définition consensuelle du haut répondeur ni aucun test clinique, donc tout chiffre de prévalence est inventé.

À faire

Prends l’huile d’olive ou de colza comme matière grasse de cuisson, environ deux cuillères à soupe sur la journée. Garde la poêle bien chaude et elle se comporte à peu près comme le beurre.

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Ce qui ne fait pas baisser le cholestérol, et ce qui peut te faire du mal

Le vinaigre de cidre. Hadi 2021 a regroupé neuf petits essais hétérogènes : aucun effet significatif sur le LDL sérique.21

L’ail. Gardner 2007 a mené le meilleur essai du domaine : 192 adultes avec un LDL de 130 à 190 mg/dL, ail cru contre ail en poudre, extrait vieilli et placebo, six jours par semaine pendant six mois, financé par le NIH.22 À six mois, les changements de LDL étaient de plus 0.4, plus 3.2, plus 0.2, et moins 3.9 mg/dL pour le placebo. Des méta-analyses plus faibles disent le contraire ; fie-toi à celle qui est bien menée.

L’huile de coco. Neelakantan 2020, dans Circulation, a trouvé un LDL supérieur de 10.47 mg/dL à celui obtenu avec des huiles végétales non tropicales, 95% CI 3.01 à 17.94.23 Elle fait mieux que le beurre, comme Khaw 2018 l’a montré,24 et ce n’est pas pour autant une graisse bonne pour le cœur.

Les protocoles détox. Klein et Kiat 2015 ont écrit qu’aucun essai contrôlé randomisé n’a évalué l’efficacité des régimes détox commerciaux chez l’humain.25 Pas des preuves faibles. Aucune preuve contrôlée du tout.

La levure de riz rouge, celle qui peut faire du mal

La levure de riz rouge n’est pas une alternative à une statine. C’est une statine, à une dose que personne ne peut te dire.

La monacoline K, le composé actif, est chimiquement identique à la lovastatine. L’EFSA l’a dit dans EFSA Journal 2018;16(8):5368, et n’a pas pu identifier d’apport en monacolines issues de la levure de riz rouge qui ne soulève pas d’inquiétudes, avec des réactions sévères à des doses aussi basses que 3 mg par jour. Gerards 2015 a trouvé un LDL inférieur de 1.02 mmol/L au placebo, sans différence avec un traitement par statine, avec une évaluation de la sécurité de mauvaise qualité dans la plupart des essais.26

C’est le problème de la dose qui tranche. Cohen 2017 a analysé 28 marques américaines.27 La monacoline K était indétectable dans deux d’entre elles et variait de plus de soixante fois entre les 26 autres. Aux portions recommandées par les fabricants eux-mêmes, l’apport quotidien variait de plus de 120 fois, de 0.09 à 10.94 mg. Gordon 2010 a testé douze produits étiquetés de façon identique et en a trouvé quatre avec un taux élevé de citrinine, une mycotoxine qui abîme les reins.28 Le règlement (UE) 2022/860 de la Commission plafonne désormais les monacolines sous 3 mg par portion journalière.

Elle porte les risques musculaires et hépatiques de la lovastatine, les mêmes interactions et contre-indications, y compris la grossesse et l’allaitement, et ne doit jamais être prise en même temps qu’une statine prescrite. Un incident de contamination survenu au Japon en 2024, impliquant des produits beni-koji et de l’acide pubérulique issu d’une moisissure Penicillium, relevait d’un défaut de fabrication et non de la pharmacologie des monacolines, et les nombres de cas rapportés alors étaient encore en cours d’investigation, donc je ne les répéterai pas.

Un aliment peut-il déboucher les artères

Non, et aucun essai contrôlé n’a montré que l’alimentation seule faisait régresser la plaque. Ornish 1998 est l’étude que tout le monde cite, et elle a randomisé 48 patients vers un régime végétarien à 10 pour cent de graisses, plus de l’exercice, de la gestion du stress, un arrêt du tabac et un soutien de groupe.29 Aucun aliment ne peut se voir attribuer la moindre part de cela. DISCO-CT, Henzel 2021, a ajouté un régime DASH au traitement médicamenteux et n’a trouvé aucune différence significative sur la charge totale de plaque, p = 0.851.30 L’alimentation fait baisser le LDL qui alimente la plaque. Rien de plus fort n’a été démontré.

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Où l’alimentation s’arrête et où le médecin commence face à un cholestérol élevé

L’hypercholestérolémie familiale

Entre 1 personne sur 200 et 1 sur 250 en est porteuse et la plupart l’ignorent. Le seuil qui pose la question est un LDL non traité au-dessus de 4.9 mmol/L (190 mg/dL), ou un cholestérol total au-dessus d’environ 7.5. Le soupçon se renforce avec un infarctus précoce dans la famille, chez les hommes avant 55 ans ou les femmes avant 65 ans, des tendons épaissis au talon ou aux articulations des doigts, ou un anneau gris sur la cornée avant 45 ans. C’est un défaut de récepteur, pas un problème de volonté, et pas un problème alimentaire. L’alimentation déplace le LDL de 10 à 20 pour cent ; un 6.5 mmol/L non traité en demande plus de 50 pour cent. Un article qui laisse entendre que l’alimentation peut combler cet écart retarde un diagnostic de plusieurs années.

À emmener chez un médecin, pas dans une recette

  • Un LDL égal ou supérieur à 4.9 mmol/L (190 mg/dL), ou un cholestérol total égal ou supérieur à 7.5
  • Des triglycérides égaux ou supérieurs à 5.6 mmol/L (500 mg/dL)
  • Un infarctus ou un AVC chez un parent, un frère ou une sœur avant 55 ans chez les hommes, 65 ans chez les femmes
  • Une oppression thoracique, un essoufflement à l’effort, ou une gêne à la mâchoire, au bras ou dans le dos
  • Un diabète, une maladie rénale, ou un événement cardiaque antérieur
  • Un chiffre qui a bondi sans aucun changement dans ta façon de manger, qui mérite un bilan thyroïdien parmi d’autres causes secondaires
  • Des dépôts de cholestérol visibles autour des yeux ou dans les tendons
  • Prendre déjà une statine et envisager de l’arrêter

À propos des statines

Il arrive vraiment que des personnes arrêtent un médicament prescrit après avoir lu des articles comme celui-ci, alors je vais être prudente. L’alimentation et le médicament répondent à des questions différentes et ne sont pas des rivaux. L’alimentation déplace le LDL d’environ 10 à 20 pour cent, une statine d’intensité modérée de 30 à 50, par des mécanismes différents, et leurs effets s’additionnent. Bien manger sous statine peut vouloir dire une cible atteinte à une dose plus basse, et cela améliore ce qu’une statine ne touche pas : les triglycérides, la tension artérielle, l’énergie.

Je ne vais pas non plus te recommander une statine, parce que je n’ai aucune base pour cela. La décision de prescrire t’appartient, à toi et à ton médecin, et mon travail commence après. Giral 2019 a suivi une cohorte française de personnes atteignant 75 ans sans antécédent cardiovasculaire et a trouvé que l’arrêt était associé à davantage d’hospitalisations cardiovasculaires.31 Cette étude est observationnelle et ce sont les personnes les plus malades qui arrêtent leur traitement. Parles-en à un prescripteur plutôt que de trancher seule.

Un chiffre comme le tien mérite en général une conversation avec un médecin généraliste, et c’est aussi loin que devrait aller quiconque écrit sur un site web.

À faire

Note trois chiffres sur une carte avant ta prochaine consultation : le cholestérol total, le HDL, et le total moins le HDL. Le troisième est ton non-HDL, et il ouvre une meilleure conversation que le premier.

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Les questions que l’on me pose le plus souvent

Pourquoi mon cholestérol est-il élevé alors que je mange sainement ?

La génétique fixe ton point de départ, la baisse de l’œstrogène autour de la ménopause fait monter le LDL selon son propre calendrier, et l’alimentation le déplace modestement par-dessus les deux. Matthews 2009 a montré la part de la ménopause, dans la cohorte SWAN.

De combien manger autrement peut-il déplacer le LDL ?

Les changements isolés ne le déplacent que de peu : le bêta-glucane d’avoine d’environ 0.19 mmol/L, le psyllium d’environ 0.33, les stérols végétaux d’environ 8 pour cent, les fruits à coque d’environ 4.8 mg/dL. Le schéma complet réuni, sous supervision, a donné 0.73 mmol/L dans la méta-analyse Portfolio. Les effets ne sont pas additifs, donc additionner les chiffres surestime ce qu’une cuisine ordinaire produit.

La levure de riz rouge est-elle une alternative naturelle à une statine ?

Non. La monacoline K de la levure de riz rouge est chimiquement identique à la lovastatine, ce qui en fait une statine vendue comme complément alimentaire, avec les mêmes risques musculaires et hépatiques et les mêmes contre-indications, y compris la grossesse et l’allaitement. Cohen 2017 a trouvé qu’elle variait de plus de soixante fois entre les 26 marques américaines sur 28 où elle était détectable. Elle ne doit jamais être prise en même temps qu’une statine prescrite.

Dois-je arrêter de manger des œufs ?

Non. Le cholestérol alimentaire fait bien monter un peu le LDL, et la réponse varie beaucoup d’une personne à l’autre. Dans Zhong 2019, qui regroupe six cohortes américaines, un demi-œuf supplémentaire par jour allait avec un hazard ratio de 1.06 pour la maladie cardiovasculaire, mais cette association tombait à 0.99 une fois le cholestérol alimentaire pris en compte. Ce qui a été mesuré, c’est le cholestérol, pas l’œuf. Regarde la semaine entière plutôt que d’interdire un aliment.

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Sources
  1. Matthews KA, et al. Are changes in cardiovascular disease risk factors in midlife women due to chronological aging or to the menopausal transition? J Am Coll Cardiol. 2009. PMID 20082925
  2. Ho HVT, et al. The effect of oat beta-glucan on LDL-cholesterol, non-HDL-cholesterol and apoB. Br J Nutr. 2016. PMID 27724985
  3. Whitehead A, et al. Cholesterol-lowering effects of oat beta-glucan: a meta-analysis. Am J Clin Nutr. 2014. PMID 25411276
  4. Jovanovski E, et al. Effect of psyllium fibre supplementation on LDL cholesterol and alternative lipid targets. Am J Clin Nutr. 2018. PMID 30239559
  5. Ras RT, et al. LDL-cholesterol-lowering effect of plant sterols and stanols across different dose ranges. Br J Nutr. 2014. PMID 24780090
  6. Gylling H, et al. Plant sterols and plant stanols in the management of dyslipidaemia: EAS consensus statement. Atherosclerosis. 2014. PMID 24468148
  7. Del Gobbo LC, et al. Effects of tree nuts on blood lipids, apolipoproteins and blood pressure. Am J Clin Nutr. 2015. PMID 26561616
  8. Musa-Veloso K, et al. Effect of almond consumption on blood lipids: a systematic review and meta-analysis. 2025. PMID 40944180
  9. Lee-Bravatti MA, et al. Almond consumption and risk factors for cardiovascular disease. Adv Nutr. 2019. PMID 31243439
  10. Asbaghi O, et al. The effect of almond intake on lipid profile: a meta-analysis. Food Funct. 2021. PMID 33586744
  11. Blanco Mejia S, et al. A meta-analysis of 46 studies identified by the FDA demonstrates that soy protein decreases LDL. J Nutr. 2019. PMID 31006811
  12. Zomer E, et al. Interventions that cause weight loss and the impact on cardiovascular risk factors. Obes Rev. 2016. PMID 27324830
  13. Chiavaroli L, et al. Portfolio dietary pattern and cardiovascular disease: a systematic review and meta-analysis. Prog Cardiovasc Dis. 2018. PMID 29807048
  14. Hooper L, et al. Reduction in saturated fat intake for cardiovascular disease. Cochrane Database Syst Rev. 2020. PMID 32827219
  15. Mozaffarian D, et al. Effects on coronary heart disease of increasing polyunsaturated fat in place of saturated fat. PLoS Med. 2010. PMID 20351774
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  19. Vincent MJ, et al. Meta-regression analysis of the effects of dietary cholesterol intake on LDL and HDL cholesterol. Am J Clin Nutr. 2019. PMID 30596814
  20. Zhong VW, et al. Associations of dietary cholesterol or egg consumption with incident cardiovascular disease and mortality. JAMA. 2019. PMID 30874756
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  22. Gardner CD, et al. Effect of raw garlic vs commercial garlic supplements on plasma lipid concentrations. Arch Intern Med. 2007. PMID 17325296
  23. Neelakantan N, et al. The effect of coconut oil consumption on cardiovascular risk factors. Circulation. 2020. PMID 31928080
  24. Khaw KT, et al. Randomised trial of coconut oil, olive oil or butter on blood lipids and other cardiovascular risk factors. BMJ Open. 2018. PMID 29511019
  25. Klein AV, Kiat H. Detox diets for toxin elimination and weight management: a critical review. J Hum Nutr Diet. 2015. PMID 25522674
  26. Gerards MC, et al. Traditional Chinese lipid-lowering agent red yeast rice: a meta-analysis of randomised controlled trials. Atherosclerosis. 2015. PMID 25897793
  27. Cohen PA, et al. Variability in strength of red yeast rice supplements purchased from mainstream retailers. Eur J Prev Cardiol. 2017. PMID 28641460
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